Pourquoi j’ai adhéré à l’UPR?

Bonjour ami lecteur,

Comme promis, je reviens ici sur la nature et les raisons de mon engagement politique qui mérite sans doutes quelques explications au vu de mes précédentes revendications de non-appartenance à un courant ou parti politique. Effectivement, depuis bien longtemps je m’affirmais apartisan et abstentionniste électoral, considérant que voter pour un parti avec lequel on n’était pas pleinement d’accord était un acte servile et conditionné. Je n’ai pas changé d’avis là dessus : voter est un acte qui permet au citoyen d’exprimer son opinion par le biais d’un candidat qu’il estime le représenter, en l’accomplissant vous donnez votre plein accord à celui-ci d’appliquer sa politique avec votre total consentement contractuel. Voter n’est donc pas un acte à accomplir à la légère et j’ai toujours soutenu que si aucun parti ne satisfaisait votre opinion, alors voter pour le « moins pire » n’était en aucun cas justifié. Vous me diriez sans doutes « oui mais pourquoi ne pas voter blanc alors » et, en effet, ce devrait être la solution. Mais non : le vote blanc n’étant pas reconnu il se retrouve comptabilisé dans la participation et est entièrement ignoré pour ce qu’il exprime, voter blanc ne revient donc pas à voter contre la totalité des candidats, comme cela devrait être le cas, mais simplement à poser un « Joker » dans l’urne qui sera attribué à proportion égale des résultats à tous les candidats. En votant blanc, loin de voter pour aucun des candidats, vous votez en réalité pour tous. Me décision de m’abstenir, pour manifester ma désapprobation du choix électoral qui nous était présenté, était donc pleinement réfléchie et justifiée.

Qu’est-ce qui à changé ça alors? J’ai déjà raconté dans un article publié sur Médiapart, au titre volontairement trompeur, le « comment » de la question. Je ne reviendrai donc pas là dessus et vous invite à le lire pour comprendre ma démarche et la succession d’événements qui m’ont conduit à m’intéresser, puis à adhérer, à l’UPR. Ce que j’aimerai détailler ici c’est le « pourquoi »: pourquoi, alors que je n’ai jamais manifesté le moindre sentiment d’appartenance nationale, je m’engage auprès d’un parti qui prône un retour à la souveraineté de l’état français? Ai-je trahis mes principes? Suis-je endoctriné par une secte comme le suggère le titre de mon article? Suis-je devenu un « vendu », corrompu par le système, qui a cédé à la démagogie? Certainement pas, c’est même tout le contraire.

Ce qui m’a fait adhérer, c’est avant tout une prise de conscience. En effet, j’ai longtemps pensé que « la France » était un pays réactionnaire et libéral, sans doutes parce que c’est là ce qu’on nous martèle quotidiennement dans tous les médias même lorsqu’on cherche explicitement à ne pas s’y intéresser (voir mon article sur le sujet), je haïssais cette vision de la France que je m’étais laissé inculquer sans m’en rendre compte, au point même de m’expatrier durant 3 ans tant le débat politique de mon pays m’exaspérait. Mais peu après mon retour, j’ai visionné une conférence, intitulée « l’histoire de France », de François Asselineau, le président fondateur de l’Union Populaire Républicaine. Conférence que je vous invite vivement à visionner tant elle est instructive et passionnante et, bien qu’alors toujours très sceptique face au fait qu’elle émanait d’un parti politique, qui plus est qui arborait le drapeau Français fièrement (« comme le FN », me suis-je dit alors), j’ai été purement et simplement bluffé par la qualité du contenu. Tout était clairement expliqué, pas d’extrapolation vagues, pas de conclusions infondées, pas d’idéologie forcée sur des faits sans rapports, pas d’interprétation démagogique… Simplement des faits historiques, sourcés, vérifiables, rationnellement interprétés, qui véhiculaient une vision de la France non seulement incontestablement fondée, mais aussi profondément juste, au sens factuel comme au sens moral, d’une France imprégnée d’une volonté de justice.

Dans cette vision de la France je me retrouvais pleinement, car c’est cette vision : celle d’une France à l’avant-garde philosophique, contestataire du dogmatisme, symbole mondiale de la résistance à la tyrannie, garante du respect des droits humains… c’est cette France que j’avais toujours désiré au plus profond de mon être. Ce qui était l’objet de ma haine, ce n’était pas la France, c’était précisément qu’elle n’était plus la France, c’était qu’elle soit devenue cette entité servile aux intérêts libéraux, qu’elle ait trahi sa propre devise « liberté, égalité, fraternité » dont on osait encore orner les bâtiments publiques avec autant de mauvaise foi qu’un slogan publicitaire pour une marque de lessive.

Croyant haïr la France, j’ai réalisé qu’en fait je la pleurais sans m’en rendre compte. Je ne peux le formuler autrement: François Asselineau m’a rendu fier d’être français pour la première fois de ma vie, j’ai réalisé qu’il existait une vision de la France que je pouvais faire mienne, que je devais faire mienne, une vision qui a historiquement toujours été la véritable âme de la France et qu’il était évident, sinon vital, de ne pas la laisser s’éteindre. C’est cela, cette fierté retrouvée, cette foi renouvelée en l’idée de la France qui m’a fait radicalement basculer mon regard politique. Oui la France va mal, oui elle donne aujourd’hui envie de partir, de l’abandonner comme je l’ai fait, la laisser mourir presque, mais non l’enterrer vivante pour qu’elle termine son agonie hors du regard de tous n’est pas la solution. Il faut se réapproprier son symbole, revendiquer ce qu’est être français, c’est à dire un peuple libre, souverain et respectueux de l’égale valeur de chaque vie humaine sans distinction raciale, religieuse ou culturelle. La France actuelle, celle que nous proposent, ou plutôt nous imposent Sarkozy, Hollande ou Le Pen, n’est pas la France, c’est une anti-France que nous devons refuser. La France qu’il faut défendre c’est celle qui appartient non pas « aux vrais français » mais « à tous les français » et même au monde entier.

Au terme d’un débat (que je relate dans l’article Médiapart) j’en suis finalement venu à visionner la totalité des conférences de l’UPR. Étant consciencieux, j’ai également parcouru les arguments de leurs détracteurs, autant vous dire qu’aucun d’entre eux ne m’a apporté ne serait-ce que l’ombre d’un doute tant ils étaient d’une mauvaise foi flagrante face à laquelle l’argumentaire de l’UPR était sans commune mesure de qualité de légitimité. Mais c’est lorsque j’ai vu le programme qu’avait présenté François Asselineau lors des élections présidentielles de 2012 que j’ai « cédé » : au diable mes revendication apartisanes, ma conviction que tous les hommes politiques étaient forcément corrompus et manipulateurs et que voter ne changerait jamais rien. Voyez son contenu et jugez par vous même: je n’aurais su moi-même rédiger un programme plus complet et conforme à mes propres positions que celui-là. Moi qui avais passé tant d’années à « faire de la pédagogie » aussi bien en faveur de l’écologie que de la politique en générale, qui avais désespéré de ne jamais voir se profiler de solutions réelles de changement, qui avait été tour à tour déçu par des mouvements sociaux et populaires dans lesquels j’espérais voir l’étincelle de la résistance renaître pour finalement les voir être avortés dans l’œuf, une seule idée m’était alors resté en tête, comme une évidence : « il est hors de question que je reste en dehors d’un coup pareil ».

Il serait trop long de détailler point par point pourquoi j’adhère à chacune des proposition de l’UPR, je pense que leurs conférences parlent d’elle mêmes et je vous invite à les visionner car elles suffisent amplement à répondre à toutes les questions qu’on puisse se poser sur son programme (outrageusement précis et complet en regard des autres partis). Ce d’une façon claire, documentée et argumentée d’une manière parfaitement sensée, très loin donc du discours « politicard » habituel qui consiste à lancer des slogans prémâchés par des agents de communications tout droit sortis d’école de marketing publicitaire. Je n’ai aucunement renié mes précédentes conviction politiques, elles sont et ont toujours été les mêmes : soutenir un parti, par l’adhésion ou par le vote, n’a de sens que si nous sommes en plein accord avec ce qu’il propose. J’étais apartisan car il n’existait aucun parti à ma connaissance avec lequel je pouvais me dire d’accord. Ce n’est plus la cas à présent et c’est pourquoi j’ai adhéré à l’UPR.

Je pense que cette clarification sur ma position politique était nécessaire, car je me dois d’être honnête envers mes lecteurs. Certes mes articles et écrits ont toujours été orientés politiquement, mais c’était sans revendication d’un quelconque parti ou bord politique, il apparaît évident que ça ne sera désormais plus toujours le cas, bien que l’UPR soit un parti situé au dessus des clivages gauche-droite (d’ailleurs classé en « listes diverses » et non « divers gauche » ou « divers droite »), il est à prendre en compte que mes prochaines publications s’appuieront de toute évidence sur la base de cet engagement politique. Pour autant je n’entends pas faire de ce site une vitrine promotionnelle de l’UPR, c’est bien évidement exclu, il continuera de refléter mon opinion propre, parfois dans le champs du programme de l’UPR, parfois en dehors de ce champs selon ce que j’ai à dire.

Que conclure de tout cela? Simplement sans doutes que des choses changent, je ne parle pas de moi-même mais de la situation politique en générale, comme je l’ai toujours soutenu nous sommes dans une phase de transition de nature politique, sociale, économique et écologique, l’apparition d’un parti comme l’UPR prend simplement sa place dans ce changement que nous constatons tous, ressentons tous et dont, pour l’heure, nous ignorons tous où il nous mènera. En effet, comme tout changement d’ampleur, le doute palpable et commun (je pense) à toutes les sociétés du monde actuel est terrifiant, car ce changement peut aussi bien nous orienter pacifiquement vers une phase de prospérité durable dont chacun puisse profiter, que vers un désastre planétaire brutal dont nous ferions tous les frais.

Comme je l’ai également toujours soutenu, c’est à nous de faire nos choix, de nous emparer de la question, de définir ce que nous attendons de ce changement et d’agir à notre échelle pour définir et promouvoir un aboutissement favorable pour tous à cette phase de transition. Seulement jusqu’alors je n’étais pas encore fixé sur les moyens d’y parvenir car, tout utopiste que je suis, je n’ai jamais été ignorant des rapports de force en jeu aux échelles nationales comme internationales et donc la difficulté de porter victorieuse une idéologie pacifique là où les intérêts de quelques minorités puissantes se satisferaient si bien d’une guerre. Mais l’UPR peut et, je pense, doit être ce moyen. Car (j’y reviendrais dans un prochain article) je pense très sincèrement qu’il n’existe pas d’alternative viable à celle-ci, il faut que l’on se ré-empare de la politique, qu’on devienne des citoyens et non de bêtes électeurs. Nous n’avons plus le luxe de laisser passivement nos dirigeant actuels nous mener au désastre en espérant qu’ils seront pour une fois mettre l’intérêt commun devant leur intérêt privé.

J’arrête là ce long article, mais avant de vous quitter j’ai une annonce à faire: j’ai conscience que mes articles sont longs, trop longs, et que la seule étendue des textes que je publie suffit à décourage une grande majorité de mes lecteurs. Cela m’ennuie au sens ou je n’écris pas seulement pour m’amuser, même s’il est vrai que j’adore écrire, mais je m’exprime ici dans l’intention de toucher des gens, de partager ma pensée, d’ouvrir des débats et de bousculer des conscience, la mienne inclue. Or je ne peux pas jeter l’opprobre sur ceux qui se découragent face à leur lecture : lire de si longs articles prend du temps, c’est fatiguant et reprocher aux autres de ne pas prendre le temps de les lire serait au fond me plaindre de ne pas être leur centre d’intérêt et première priorité, moi-même je ne lis pas en détail chaque article que je croise, surtout lorsqu’ils sont longs et j’ai acquis pour principe que la culpabilisation n’est jamais un moyen honnête d’expliquer pourquoi nos propres causes n’ont pas plus de succès. C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais soutenu cette pratique du « fascisme écologique » qui consiste à changer le monde en traitant d’assassins ceux qui ne ferment pas le robinet lorsqu’ils se brossent les dents.

J’ai donc longtemps réfléchi à des moyens de rendre plus accessible ces articles sans pour autant en tronquer le contenu ou m’en tenir à un débat de surface. Et j’ai finalement décidé de m’essayer à un nouveau format qui est de les publier sous forme de vidéos, récités en voix off et illustrés de… de… bon je l’admet je ne sais pas encore bien de quoi et c’est ma principale difficulté, mais je vais essayer de les agrémenter d’extraits vidéos, d’images et de schémas en rapport avec les propos soutenus. Ce format sera donc prochainement à l’essai et je vous inviterai alors à me faire part de vos impression, commentaires, recommandations, désapprobation, explications de ce que vous auriez certainement fait mieux que moi si jamais vous aviez vous-même entrepris quoi que ce soit, insultes, menaces de mort et félicitations. Soyez patients et, d’ici là, merci à tous ceux qui font l’effort de me lire jusqu’au bout !

Un commentaire pour “Pourquoi j’ai adhéré à l’UPR?”

  1. Bonjour à toi le Penseur sauvage grenoblois. je n’ai eu la latitude d’aller sur ton site que ce matin, et comme tu me l’avais dit lors de notre 1° rencontre au parc du musée de Grenoble, je me suis trés largement retrouvé dans ta vision de notre monde et notre pays. Comme toi, j’ai été depuis longtemps »anti-electoraliste »( Cf Alexis Detoqueville :…….) mais la situation de notre pays appelle une implication CITOYENNE, car l’AMOUR que l’on éprouve pour la France doit avoir comme 1° pendant le DON DE SOIT, pour l’intérêt publique et général. Lelaz Sauvage Viennois.

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